Lucinda Riley, l’auteure de La lettre d’amour interdite, a répondu aux questions des Lectrices Charleston ! Découvrez l’interview de l’auteure !

Qu’est-ce qui vous a inspiré d’écrire ce roman ?

Quand j’écrivais la première ébauche de La lettre d’amour interdite, le décès de la Princesse Diana était encore très présent dans notre conscience culturelle. Le pouvoir des tabloïds et maintenant des réseaux sociaux est énorme et je voulais l’explorer de différents points de vue : ceux de notre monde, comme Joanna, et ceux de la cible de ce pouvoir, telle que Zoe.

Les tensions entre amour et devoir ainsi que comment les différents personnages naviguent pour trouver le bonheur est un thème central dans beaucoup de mes livres. Cela n’est plus illustré que par les familles royales du monde entier. Ayant grandi au Royaume-Uni, où la famille royale a fait la une des gros titres toute ma vie, en tant qu’auteur, j’étais naturellement attirée par la question de « et que se passerait-il si…? »

La lettre interdite a-t-elle réellement existé ?

La lettre d’amour interdite est complètement issue de mon imagination ! Comme avec tous mes livres, cette  histoire est une fiction, et ce n’est pas inhabituel pour moi de faire apparaître des personnes réelles issues du passé. Ce livre a maintenant été considérablement réécrit depuis sa publication initiale sous le titre « Seeing Double » en 1999. À ce moment, il y avait eu des spéculations de la part des médias sur la probable réaction de l’establishment britannique, mais il faut souligner le fait que c’est entièrement une histoire fictionnelle

Que préférez-vous écrire: thriller ou saga familiale ?

Honnêtement, j’adore écrire les deux. 2018 sera ma 25ème année en tant qu’auteure publiée, et je pense qu’il est vital en tant qu’écrivain de s’assurer de repousser sans cesse ses limites et de se mettre au défi d’affronter différents genres et d’explorer des idées afin que ses histoires ne deviennent pas obsolètes.

Il est facile et rassurant de rester dans sa case et d’écrire la même chose encore et toujours, mais si je ne suis pas inspirée et excitée quand j’écris des livres, comment puis-je espérer que mes lecteurs le soient? Surtout en écrivant la saga des « Sept Sœurs », j’ai trouvé ça rafraîchissant et thérapeutique le fait de sortir de ma zone de confort et de travailler sur un titre autonome. J’ai toujours voulu écrire un thriller. Si je n’étais pas écrivaine, j’aurais vraiment adoré faire carrière dans les services secrets en tant qu’espionne !

A quel personnage féminin vous identifiez-vous le plus dans cette histoire ?

Je ne pense pas pouvoir choisir entre Joanna et Zoe, je m’identifie à elles de manières différentes. Ce que j’admire chez Joanna, c’est son intrépidité. Elle refuse d’abandonner même si elle sait que sa vie est en danger. J’aime sa relation avec Simon – j’ai un meilleur ami qui s’appelle Simon, et il est comme un grand frère. Nous avons traversé beaucoup de choses et avons eu sept enfants à nous deux ! Je m’identifie à Zoe en tant qu’épouse et mère, ainsi qu’à travers ses problèmes de célébrité – en fait c’est ce qui m’a finalement empêché de poursuivre ma carrière de comédienne. Son dévouement envers son fils représente ce que je ressens pour tous mes enfants.

Ce livre aura mis du temps avant d’être enfin publié, qu’avez-vous ressenti lors du jour de sa première parution ?

J’ai commencé à écrire la Lettre d’amour interdite en 1998, il y a exactement vingt ans. Après un certain nombre de romans publiés avec succès, j’avais décidé d’écrire un thriller et de baser mes personnages de fiction sur la famille royale britannique. À l’époque, leur popularité était à son plus bas après la mort de Diana,  la princesse de Galles.

J’aurais dû être plus alerte lorsqu’un examen préliminaire des échanges commerciaux laissait entendre que le palais de Saint-James n’aimerait pas le sujet. L’année 2000 fut également l’année du centenaire de la reine mère, la célébration officielle ayant lieu à l’échelle nationale juste après la publication du livre. Dans la période qui a précédé la publication, les promotions en magasin, les commandes et les événements de relations presse ont été inexplicablement annulés, puis Seeing Double – comme l’ouvrage s’appelait alors – a à peine vu la lumière du jour.

Mon éditeur a ensuite annulé le contrat pour mon prochain livre et, malgré le fait d’avoir frappé à de nombreuses portes pour en trouver un autre, elles m’ont toutes été fermées. À l’époque, c’était dévastateur de voir ma carrière partir en fumée du jour au lendemain.
Maintenant, toutes ces années plus tard, après avoir reconstruit ma carrière d’écrivain, j’étais très nerveuse pour la publication de La Lettre d’amour interdite, mais c’est finalement une expérience cathartique. Je suis très heureuse que le livre ait de si bonnes réponses de la part des lecteurs du Royaume-Uni et du monde entier.

Pensez-vous écrire à nouveau une histoire un peu plus thriller, comme celle-ci ?

Pour l’instant, l’histoire de Joanna s’est achevée, mais je ne suis pas contre le fait de la prolonger un jour dans un futur lointain. Cet été, j’ai travaillé sur un tome unique nommé The Butterfly Room, cependant je ne veux pas trop en dévoiler pour le moment !En ce moment, je continue la saga des « Sept Sœurs », je travaille actuellement sur le 6ème tome, qui se concentre sur Electra. Étant donné que nous sommes loin dans la série, les lecteurs découvriront plus de détails sur les mystères cachés et les secrets de #whoispasalt.

Merci à Lucinda Riley !

 

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