À la découverte du métier de joaillère

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le métier de Louise, joaillère dans L’année du flamant rose d’Anne de Kinkelin. Allons à la rencontre d’Hélène Grassin et de son atelier Paulette à Bicyclette. Une femme avec un talent incroyable au bout des doigts et avec une passion inspirante pour son métier.

Pour commencer, et parce que nous sommes avant tout très curieux : comment avez-vous embrassé cette carrière ?

Après des années passées à enseigner au Proche-Orient, je rentre en France en 2005.
De mes pérégrinations orientales, je rapporte des perles de culture et pierres semi-précieuses chinées, ainsi qu’un savoir-faire et une passion : la création de bijoux.
Fin 2006, « Paulette à Bicyclette », marque de bijoux haut de gamme pour les mariées, fait ses premiers pas sur internet, avec des bijoux de dos et de cheveux, fins et originaux, qui s’imposent rapidement dans l’univers du mariage. Mais je vois plus loin.
Je me forme patiemment, auprès d’un artiste-joaillier, aux techniques de la bijouterie-joaillerie. Et cherche sans relâche les matières premières et partenaires en accord avec mes valeurs : respectueux des droits humains et de l’environnement.
Ma vision : marier luxe et éthique, en proposant une joaillerie qui soutient le made in France, excelle sur le savoir-faire et garantit la traçabilité et l’éthique des matières premières, d’un bout à l’autre de la chaîne de fabrication.
A force de conviction et de persévérance, Paulette à Bicyclette devient la première marque française à obtenir le label Fairmined (or équitable), pionnière d’une joaillerie viscéralement éthique, respectueuse de la terre et des hommes, depuis la mine jusqu’au bijou fini.

 

Pourquoi « Paulette à Bicyclette » ?

C’est un clin d’œil à la chanson d’Yves Montand, car la marque est née à Paris, dans le quartier des chansonniers, Belleville-Ménilmontant. Affublée par une amie du surnom « Paulette » et adepte de la petite reine, Hélène Grassin cherchait un nom décalé et « Paulette à Bicyclette » s’est imposé à la fin d’un joyeux dîner.

 

Parlez-nous de vos créations : d’où tirez-vous votre inspiration ? Avez-vous une œuvre « fétiche », importante pour vous pour une raison qui vous est très particulière ?

Faire du beau tout en faisant le bien, tel est mon credo. Mes bijoux sont inspirés par les textures de la nature, sur un fil tendu entre intemporalité et singularité.
Mon moteur ? L’amour du beau, l’inspiration venue des multiples textures façonnées par la nature. Mais pas seulement. Ce sont tout d’abord des valeurs fortes et essentielles qui me portent.
Le vrai luxe pour moi ? Travailler en pleine cohérence avec mes valeurs, créer des bijoux respectueux de l’environnement et de la dignité humaine d’un bout à l’autre de la chaîne de fabrication, et porteurs de sens pour mes clients.
Il me serait intolérable de fabriquer des bijoux avec de l’or et des pierres extraits au prix du sang. Je me démène pour que mon travail soit en pleine cohérence avec mes valeurs, pour que Paulette à Bicyclette apporte sa pierre à un monde plus juste. Je suis intimement convaincue que cet engagement est en résonance avec les valeurs de nombreuses personnes, même si beaucoup ne savent pas encore qu’une joaillerie éthique est possible.
Outre nos alliances, à mon mari et moi, qui sont les premières que j’aie réalisées, les bijoux qui ont fait date chez Paulette à Bicyclette sont les bagues SARITA et NISMA.
Elles font partie de la collection permanente, et ce sont des pièces fondatrices, qui ont une histoire bien particulière : en 2010 un couple d’Etats-Uniens (Sarah et Nissim) est venu me voir, pour que je réalise leurs alliances en or recyclé martelé. Je venais alors de lancer ma collection d’alliances éco-responsables. Je me suis inspirée de leurs prénoms pour le nom des modèles, qui sont devenus des icônes de la marque, avec leur martelé bien spécifique. Ces clients repassent régulièrement nous voir à la boutique, et c’est toujours un grand plaisir ! Quelques mois plus tard je découvrais l’or équitable Fairmined et réalisais mes premiers bijoux en or certifié éthique…

Pour finir, pouvez-vous nous faire partager une anecdote, un moment de vie que vous chérissez particulièrement ?

Les moments les plus forts dans mon parcours de joaillière éthique ont été la labellisation Fairmined, puis les rencontres avec les mineurs d’or Fairmined.
J’ai la grande chance d’avoir reçu la visite de mineurs d’or représentant 4 communautés minières différentes, colombiennes et péruviennes. Chaque fois, nous avons vécu de grands moments de partage, où j’ai découvert leur quotidien, ce qu’a changé concrètement la certification éthique pour eux. Je suis ressortie de chacune de ces rencontres encore plus engagée sur la voie de la joaillerie éthique, encore plus certaine d’être sur la bonne voie, à ma juste place. Et pleine de gratitude pour ce label Fairmined qui fait travailler les acteurs de la filière or main dans la main, d’un bout à l’autre de la chaîne de fabrication.

Sur la photo, je suis avec José Ignacio, responsable de la mine d’Iquira (1ère mine certifiée Fairmined en Colombie, José est un pionnier) et Janeth Martinez, responsable d’une mine d’or artisanale en Colombie (en route vers la certification). http://www.fairmined.org/fr/

 

Question bonus : si vous pouviez créer le bijou parfait pour une personne particulière, qui serait-elle ?

Du fait de son engagement, j’aimerais beaucoup réaliser un bijou pour Emma Watson bien sûr, mais je suis aussi fascinée par Christine and The Queens qui bouscule le(s) genre(s).
Sinon, je suis profondément heureuse de réaliser pour chacun de nos clients leur alliance parfaite, celle dont ils ont rêvé.

Merci à Hélène Grassin pour nous avoir livré son expérience sur son métier de joaillère.

 Pour plus d’informations sur Paulette à bicyclette :
– Le site internet : http://paulette-a-bicyclette.com
– La page Facebook : pauletteabicyclette
– Le compte Instagram : paulette_a_bicyclette

Bien sûr, retrouvez le magnifique roman d’Anne de Kinkelin, finaliste du
Prix du Livre Romantique !

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