L’interview d’Anna Briac par les Lectrices Diva !

Après avoir découvert l’Écossais d’Anna Briac, les Lectrices Diva ont pu lui poser des questions. Découvrez vite ses réponses !

Avez-vous passé du temps en Écosse pour que le décor colle au mieux à celui de votre roman ?

Pas du tout, hélas ! Mais je ne désespère pas de m’y rendre un jour, parce que l’Écosse me chatouille l’imagination depuis toujours. En même temps, qui résisterait aux châteaux, aux fantômes, aux Highlanders -Jamie, épouse-moi !! (pardon pour cette interruption) – , à Nessie, au chant triste de la cornemuse, … ? Pour écrire, j’ai fait comme beaucoup d’auteurs : je me suis baladée des heures durant avec Google map, street view, et Google earth (non, je n’ai pas d’actions chez Google, mais il faut avouer que ce sont des outils bien pratiques), j’ai beaucoup lu également les blogs de certains globe-trotters, bref j’ai dû compenser. J’espère tout de même que l’illusion opère : en tout cas, moi, je m’y suis crue 😉 .

Vous êtes auteure pour la jeunesse, c’est donc votre premier roman adulte. Vous aviez envie de changer de public ? Ecrire, c’est quelque chose qui vous passionne depuis toujours ?

Pas forcément envie de changer de public (les enfants et les ados sont des lecteurs fidèles et enthousiastes également), mais envie d’écrire autre chose, envie d’aller plus loin dans les histoires d’amour par exemple. En réalité, je suis avant tout une lectrice : je dévore des tonnes de livres depuis toute petite, du genre à lire en randonnée en marchant, en voiture malgré les nausées, à dévorer avidement le dictionnaire ou la notice de l’aspirateur quand on partait en vacances et que j’avais mal évalué le nombre de romans à emporter… Je bénis d’ailleurs l’inventeur de la liseuse qui m’a sauvé la vie à de multiples reprises ! Je n’avais jamais songé à basculer de l’autre côté du livre, à écrire. C’est venu assez tard, vers mes 22 ans, mais le désir et le plaisir d’écrire ne m’ont plus jamais quittée. Écrire est avant tout un acte joyeux, libérateur, quelque chose de puissant et jubilatoire qui balaie tout sur son passage (enfin, avant que ne viennent les doutes, les corrections, les intrigues qui ne veulent pas s’imbriquer correctement dans la trame qu’on leur a fixée, …^^).

Avez-vous, à l’image d’Alicia, tout quitté pour vous exiler seule à l’étranger ?

Pas du tout ! D’ailleurs, après une quinzaine d’années à 500 kilomètres de “chez moi”, je suis revenue vers mes montagnes, mes sapins, la neige et le froid. Je sais, vous vous dites que le froid, c’est une passion étrange, mais n’oubliez pas le corollaire inévitable du froid, c’est le mont d’or, la cancoillotte, la raclette, le chocolat chaud et le thé devant la cheminée : des indispensables de la vie !

Les personnages sont fascinants, excentriques, attendrissants ; sont-ils de vraies personnes dont vous vous êtes inspirée pour l’écriture de ce roman ?

Ohhh, alors ça, ça me fait super plaisir ! Merci ! Je crois que tous les personnages ont toujours une part de vraie personne dans leur construction. Ils ne sont jamais le reflet exact d’une personne réelle, mais ils empruntent des traits, des attitudes, à des gens que je connais, ou que je croise, oui. Hélas, nulle Isla en chair et en os dans ma vie !

Merci aux Lectrices Diva et à Anna Briac pour sa spontanéité !

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