Des Pêches pour Monsieur le Curé, un roman sur la tolérance

pechesDes Pêches pour Monsieur le Curé est la suite de Chocolat, le best-seller de Joanne Harris. On y retrouve Vianne, huit ans après, qui revient à Lansquenet, où rien n’a vraiment changé… mis à part l’arrivée d’une nouvelle communauté, et notamment d’une mystérieuse femme voilée. Il s’agit d’un beau roman sur la tolérance (et l’intolérance), essentielle lorsque la peur de l’autre semble prendre de l’importance. Il permet notamment de réfléchir à notre propre vision des religions : aurions-nous réagi comme Vianne face à l’intolérance du Père Reynaud dans Chocolat ? Et face à l’intolérance des villageois envers les musulmans dans Des Pêches pour Monsieur le Curé ?

Nous avons questionné nos Lectrices Charleston à ce sujet : la littérature peut-elle aider à la réflexion quant aux sujets de société ? Voici leurs réponses à cette question digne d’une dissertation :

« Évidemment! C’est d’ailleurs, selon moi, l’un des rôles de la littérature. La fiction est sans doute ce qui permet de dénoncer le plus de choses et de faire avancer les esprits » Charlotte

« Absolument. C’est même selon moi l’un des biais les plus importants pour y arriver. Il est tellement plus facile de comprendre les autres par le biais des histoires. Toutes les cultures ayant des histoires en commun, c’est même une chose qui peut se partager (un peu comme la nourriture) » Mélanie

« Oui c’est même fondamental. Une histoire permet de toujours de prendre de la distance et de donner un aspect exemplaire concret à des idées, à des théories. Cela permet de dédramatiser un problème, de l’expliquer. Pour le cas de l’intolérance, je pense qu’elle naît de la peur et du manque de compréhension. Un roman peut servir de vecteur et d’explication bien plus qu’un discours politique ou moralisateur » Sylvie

« Je pense que oui. Les témoignages, les romans peuvent tout à fait faire réfléchir sur des sujets de société. Beaucoup de romans jeunesse le font d’ailleurs avec une morale à la fin. Mais je pense également que les actes peuvent faire avancer les choses dans une autre mesure. Si chacun reste dans son coin, rien ne change » Fanny

« Oh oui, j’en suis convaincue ! Certes, la littérature n’est pas systématiquement un moyen de « faire passer un message », mais la littérature est aussi engagée. Certains romans dénoncent ou proposent de nouvelles idées, d’autres obligent le lecteur à prendre du recul, à s’interroger, à adopter une démarche critique » Anne

« Bien sûr, si certains livres invitent à aimer ou à voyager, beaucoup invitent à réfléchir. Les romans servent souvent à véhiculer un message quant à l’histoire, ou un sujet de société » Pauline

« Oui mais l’exercice est difficile. Et en l’occurrence, je trouve que c’est remettre de l’huile sur le feu sur un sujet sensible » Charlotte

« Je n’en suis pas sûre bizarrement. Je pense que ceux qu’un livre fera réfléchir sont ceux qui étaient de toute façon prêts à se poser des questions et qui avaient déjà l’esprit ouvert. Les autres ne s’en poseront pas plus que d’habitude ou s’en poseront le temps du livre pour les oublier aussitôt qu’il sera refermé » Alice

« Oh que oui ! La littérature pousse souvent à réfléchir sur le thème principal du roman. Elle ne fait pas forcément changer d’avis la personne, mais au moins, elle a le mérite de faire réfléchir ! » Anaïs

 

Et vous, qu’en pensez-vous ? 

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Une réponse à Des Pêches pour Monsieur le Curé, un roman sur la tolérance

  1. Lady K 21 août 2013 à 17 h 45 min #

    Ce que dit Alice est très pertinent, je n’avais pas vu les choses sous cet angle là… ^^

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