L’interview de Lauren Willig, par les Lectrices Diva

Il y a peu, les Lectrices Diva ont pu lire en avant-première le tome 1 de la saga L’Œillet Rose : La mystérieuse histoire de l’Œillet Rose de Lauren Willig. Après leur lecture, elles ont posé quelques questions à l’auteur. Voici ses réponses !

Pourquoi avez-vous choisi cette période ? Êtes-vous une passionnée d’histoire ?

Mon père est un ancien historien, j’ai donc grandi avec les histoires d’Aliénor d’Aquitaine , et les dimanches après-midi, je regardais Errol Flynn. J’ai passé un diplôme en fiction historique – les épopées historiques étant très populaires au milieu des années quatre-vingt. J’avais hâte de parcourir les couloirs du Whitehall avec Elizabeth I, pour me livrer à des conspirations afin de sauver le Roi Charles, faire venir les gentlemen à la cour de Louis XIV avec mes admirateurs. En bref, j’aurais aimé vivre à une autre époque que celle où je suis née. Les jambières sont… tellement peu romantiques ! Je voulais appartenir à ces mondes que j’aimais tellement – et quel meilleur moyen d’y parvenir que d’écrire une fiction historique ?
En ce qui concerne cette période particulière, c’est un heureux accident. Je n’ai jamais eu l’intention d’écrire sur les guerres napoléoniennes. À 17 ans, j’ai écrit un horrible roman sur la belle-fille de Napoléon, Hortense de Beauharnais. (Et quand je dis que c’était horrible, ça l’était vraiment. Personne ne le lira jamais). J’adorais les querelles de la famille de Napoléon et tous ces personnages excentriques attirés par sa cour. Mais après avoir mis mon roman sur Hortense dans un tiroir, j’ai intégré Yale et je suis retournée aux XVIe et XVIIe siècles, pour une intrigue à la cour d’Elizabeth ; aussi  j’ai conçu des manoirs sophistiqués pour les maîtresses fictives d’Henri IV.
Mon plan de carrière était d’obtenir mon doctorat sur l’histoire des Tudor et des Stuart, et d’écrire une vaste épopée sur la guerre civile anglaise de 1640. Après ça, qui n’aimerait pas les hommes aux chapeaux à plumes ? Mais après deux ans d’études supérieures, passant mon temps à lire des manuels scolaires sans vie sur les causes de la guerre civile anglaise – sont-elles économiques, politiques ou sociales ? un essai de 20 pages traite de ce sujet –, tout ce que je tentais d’écrire restait juste… sans âme. Mes personnages étaient sans caractère. Ils étaient trop occupés à débattre des origines de la guerre civile pour faire quelque chose de particulièrement intéressant.
Puis, un soir que je me reposais après une intense journée (pour éviter de travailler sur ma dissertation) avec un petit encas et un de mes films préférés : Le Mouron Rouge – la version d’Anthony Andrews -, je ne pus m’empêcher de penser que c’était trop facile pour le personnage principal. Que se serait-il passé si on avait placé sur la route de cet espion anglais une femme déterminée à découvrir son identité ? Et qu’on y avait ajouté une famille déjantée et des amis exaltés, juste pour voir ?
J’ai alors laissé tomber ma cuillère de crème glacée, accaparée par mon écran d’ordinateur et la série L’œillet Rose est née.

 

Votre livre parle d’espionnage ; appréciez-vous particulièrement ce sujet ?

Je n’y ai jamais vraiment pensé avant, mais oui ! Ce doit être un sujet qui me fascine, parce qu’il me semble que j’y retourne encore et encore ! Ma thèse de doctorat abandonnée portait sur les espions royaux pendant la guerre civile anglaise, leurs réseaux clandestins (et pas particulièrement bien coordonnés) qui s’étendaient sur des Territoires du Cornouailles et du Yorkshire à Londres, Paris, St Germain, et les Pays-Bas.
L’espionnage est fascinant en soi : comment ces hommes et femmes opéraient, les astuces qu’ils utilisaient pour acquérir et transmettre les informations…. Mais ce que je trouve vraiment irrésistible concernant l’espionnage dans l’univers de la fiction historique, c’est de savoir qui participe à tout ça. Les relations permettent de s’ouvrir aux autres et d’apprendre aussi à se connaître. Dans l’espionnage, en parallèle, on se cache des autres, on se crée de fausses identités. À quel point les espions perdent-ils la notion de ce qui est réel et de ce qui ne l’est pas ? Comment créent-ils des liens avec les autres – particulièrement des connexions romantiques – tout en ayant une double vie ?
Ce sont ces tensions qui accaparent mon imagination, et que j’ai explorées à travers les nombreux volumes de la série L’Œillet Rose.

 

Savez-vous combien de tomes vous écrirez ?

C’est une question facile : douze ! Il y a douze livres dans la série L’Œillet Rose, avec un final sur l’histoire de l’Œillet Rose lui-même, The Lure of the Moonflower. J’ai adoré écrire ces livres, mais, vers le tome neuf, j’ai réalisé qu’il était temps d’accélérer les choses avant que l’histoire ne commence à traîner, comme ces séries télévisées qui auraient dû se finir depuis 3 saisons. Donc j’ai soigneusement planifié comment j’allais nouer les liens entre les trois derniers romans – et maintenant vous les avez.
Cela étant dit, si l’opportunité se présente, il y a au moins deux histoires de plus dans la série L’Œillet Rose que j’adorerais écrire… Si Sir Arthur Conan Doyle a ramené à la vie Sherlock Holmes, il est possible que je puisse changer d’avis et que je l’ajoute à la fin de la série L’Œillet Rose, n’est-ce pas ?
En attendant, j’espère que vous appréciez les douze livres existants ! Bonne lecture !

Si vous avez d’autres questions, vous pouvez me trouver sur mon site internet www.laurenwillig.com, ou ma page Facebook, www.facebook.com/LaurenWillig.

Merci à Lauren Willig et aux Lectrices Diva pour cette interview !

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