L’Interview de Louise Tremblay D’Essiambre

Après avoir lu Les Héritiers du fleuve de Louise Tremblay D’Essiambre, les Lectrices Charleston ont pu poser leurs questions à l’auteure. Découvrez ses réponses !

Qu’est-ce qui vous a attiré vers le récit de ces familles vivant au bord du fleuve Le Saint-Laurent ?

Comme souvent, je n’ai rien décidé du tout. D’abord, il y a eu Alexandrine que je voyais clairement debout en haut de la falaise et surveillant son mari parti à la pêche. Puis, un à un, les autres personnages se sont ajoutés. Je n’ai eu qu’à raconter l’histoire qu’eux-mêmes m’ont racontée. Une histoire basée sur la réalité puisqu’il fut une époque où le fleuve et ses nombreuses goélettes étaient la voie de transport la plus utilisée au Québec. On appelait alors ces bateaux « Les voitures d’eau ! »

L’une des familles du roman se nomme Tremblay. Y a-t-il un lien avec votre histoire de famille ?

Non, il n’y a aucun lien. Personne dans la famille de mon père n’a été pêcheur. Par contre, un des fils de notre ancêtre commun, Pierre Tremblay, s’est installé à Baie Saint-Paul et sa descendance a rapidement peuplé cette si belle région de la province. C’est donc tout naturellement que ce nom s’est imposé à moi, comme une évidence. De toute façon, il y a de très nombreuses familles de Tremblay au Québec.

Est-il plus facile d’écrire un roman historique ou un romain contemporain ? Les deux nécessitent-ils autant de recherche ?

À mes yeux, aucun roman n’est facile à écrire, et  il y a toujours de la recherche à faire quand vient le temps de se mettre à l’écriture d’une histoire. Que cette recherche soit historique, ou médicale, ou sociale, il m’apparaît nécessaire de camper la vie de mes personnages dans un univers réel et plausible. C’est peut-être à cause d’une certaine nostalgie pour une époque où tout m’apparaît comme plus vrai, plus centré sur les émotions, que je suis souvent tentée de situer mes intrigues dans le passé. N’empêche que j’ai aussi écrit des romans contemporains et que j’y ai pris un grand plaisir.

Ne vous sentez-vous pas triste, à la fin de l’écriture d’un roman comme celui-ci, de quitter les personnages ?

Bien sûr que c’est toujours un peu triste de quitter des personnages auxquels nous nous sommes attachés. Toutefois, je ne les quitte jamais vraiment. Je les laisse s’éloigner de moi, comme il en va de temps en temps avec des amis, des parents. Cependant, je fais confiance au destin pour qu’il fasse en sorte que nos routes puissent se recroiser plus tard. C’est ainsi que parfois, certains personnages s’invitent dans une autre série. C’est ce qui est arrivé avec les personnages des Héritiers que l’on retrouve dans une autre série qui, cette fois, se passe en partie chez vous, en France. Cette série de 3 tomes s’intitule «  L’amour au temps d’une guerre. »

Ainsi va la vie, n’est-ce pas ?

Et au plaisir de vous rencontrer un jour !

Un grand merci à l’auteure pour ses réponses !

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