5 questions à propos de La Soeur de la tempête

Les Lectrices Charleston nous ont récemment parlé de La Soeur de la tempête de Lucinda Riley, le deuxième tome d’une saga basée sur la constellation des Sept Sœurs et qui nous fait voyager au quatre coins du monde. Après leur lecture, les Lectrices Charleston ont pu poser quelques questions à l’auteur. Voici ses réponses :

La soeur de tempête _c1Que ce soit dans Maïa ou dans La Sœur de la tempête, on sent que toute l’histoire est maîtrisée. Des petits détails sont dissimulés ici et là donnant encore plus envie de découvrir la suite des aventures. Avez-vous déjà établi un plan pour les sept tomes de la saga des Sept Sœurs ou vous laissez-vous plutôt guider par l’inspiration du moment, sans savoir où cela va vous mener ?

La fin a été prévue depuis le début, mais je suis actuellement la seule personne qui en connaisse tous les secrets –mes éditeurs m’ont demandé un jour « mais comment va-t-on faire si vous mourez avant la fin de la série, Lucinda ? », j’ai raconté toute l’histoire à mon mari pendant un long voyage en voiture, au retour de France – mais la dernière fois que je lui ai demandé, il avait déjà tout oublié !

Pour moi, la série est simplement une seule et grande histoire que j’ai divisée en sept parties, même si l’histoire de chaque sœur peut être lue séparément et dans n’importe quel ordre puisqu’elles commencent toutes leur voyage au même moment –quand elles apprennent la mort de leur père. Dans une certaine mesure, j’écris spontanément – je ne prends pas de notes – mais sous chaque histoire il y a une intrigue cachée qui se tisse subtilement… Les réponses à tous ces mystères seront données dans le septième livre…

Pourquoi et comment vous est venu ce projet phénoménal d’une série de sept tomes à partir de cette constellation des sept sœurs ? 

En janvier 2013, j’étais à la recherche d’une nouvelle histoire mais je voulais trouver une ligne directrice qui me permette d’ajouter d’autres éléments à mon écriture qui mêle le passé et le présent, quelque chose qui me mette au défi et qui m’enthousiasme – ainsi que mes lectrices. J’ai toujours regardé les étoiles – surtout les sept sœurs, près de la ceinture d’Orion, et pendant cette nuit glaciale dans le Norfolk, j’ai regardé le ciel et, pensant à mes sept enfants, j’ai eu l’idée d’écrire une série de sept livres basés de manière allégorique sur la légende de la constellation des Sept Sœurs.

J’ai décidé de ramener les sept sœurs dans le vingt-et-unième siècle et de tisser leur histoire dans une toile faite d’événements historiques, de chefs-d’œuvre artistiques ou de la musique classique, comme c’est le cas dans La Sœur de la tempête.

Après le Brésil, la Norvège. Comment vous êtes-vous documentée sur ces pays, sur leur histoire, les personnages emblématiques ? Combien de temps vous prend l’écriture d’un tome ?

Je prends toujours le temps de faire des recherches avant de me mettre à écrire – j’ai pour règle d’or de lire beaucoup de choses différentes parce que je ne sais jamais où l’histoire va me mener. Vient ensuite ma partie favorite : voyager dans le pays pour m’imprégner de sa culture et rencontrer ses habitants, qui peuvent m’aider à construire le contexte de l’histoire.

Quand je faisais mes recherches pour Les Sept sœurs à Rio de Janeiro, je suis devenue très proche de Bel Noronha, l’arrière-petite-fille de Heitor da Silva Costa, l’architecte et ingénieur qui se cache derrière la fameuse statue du Christ Rédempteur. Bel m’a gentiment autorisée à accéder aux lettres personnelles de Heitor et à ses journaux intimes, qui m’ont été d’une valeur inestimable quand j’ai dû faire son portrait dans le roman.

En Norvège, le voyage d’Ally dans La Sœur de la tempête est étroitement lié à la composition de la fameuse “Suite de Peer Gynt” de Grieg. Mes amis à Cappelen Damm, ma maison d’édition norvégienne, ont été très efficaces et m’ont présentée aux bonnes personnes. Erik Edvardson au Musée Ibsen était ma première rencontre, et c’est lui qui m’a montré les photographies originales de la production de Peer Gynt de Ibsen, qui m’a raconté comment Grieg en est venu à imaginer la musique, et le mystère derrière la “voix fantôme” de Solveig. C’était la clé de l’histoire “passée” d’Anna dans La Sœur de la tempête.

J’ai aussi visité Bergen, l’ancienne maison du compositeur Grieg, et j’ai été autorisée à m’asseoir à son grand piano au Musée Grieg à Troldhaugen – quel honneur ! Le Professeur Eling Dahl est l’expert incontournable de Grieg, et m’a été d’une aide très précieuse – vous remarquerez qu’il fait une brève apparition dans La Sœur de la tempête.

Avec toutes les recherches, l’écriture et les corrections que cela implique, cela me prend en général environ neuf mois pour faire un livre –de la conception jusqu’à la naissance !

Avez-vous déjà parcouru vous-même tous les pays par lesquels vous nous faites et nous ferez voyager à chaque nouveau tome ?

Oui, et c’est d’ailleurs ma partie préférée de l’écriture ! Je pense que la seule façon d’écrire à propos d’un pays est d’y aller et d’y expérimenter la vie là-bas non pas en tant que touriste mais comme un habitant local. J’ai été incroyablement chanceuse de rencontrer tant de gens incroyables dans chaque pays, qui m’ont montré les alentours et m’ont donné des conseils sur les traditions, la langue, la nourriture… tous les détails qui donnent vie à une histoire. Toutes mes filles dans la série des Sept Sœurs viennent des quatre coins du monde, cela me donne donc l’opportunité de me plonger dans beaucoup de cultures différentes. Dernièrement, je suis allée en Australie pour faire des recherches pour l’histoire de CeCe, “la sœur à la perle”. Avant cela, pour l’histoire de Star, “la sœur de l’ombre”, la majorité de l’intrigue ayant lieu en Angleterre, j’ai eu une année reposante où j’ai pu rester avec ma famille à Norfolk et à Londres pour écrire.

Ally est une femme forte et courageuse qui réussit à tirer le positif des situations les plus dramatiques de sa vie. Lui ressemblez-vous ? Qui vous a inspiré ce personnage ?

J’espère que nous pouvons toutes ressembler à Ally ! J’aimerais que mes lectrices soient inspirées par sa force et sa positivité, dans leurs épreuves les plus difficiles comme dans les périodes les plus positives de leur vie. Je n’ai pas pour habitude de baser mes personnages sur moi ou sur des gens que je connais – la seule exception est le personnage d’Aurora dans La Jeune fille sur la falaise – c’est sûrement le personnage qui me ressemble le plus, et elle est celle que j’aimerais être : courageuse, malgré une perte et une douleur terribles, mais toujours pleine d’espoir, et ce jusqu’à la fin. Je suppose qu’Ally partage ces traits de caractère avec Aurora.

Mes personnages apparaissent souvent complètement formés dans ma tête, et je leur donne les rennes de l’histoire. Ally a été très tenace pendant tout le processus d’écriture, et j’ai appris à l’aimer autant que toutes mes “sœurs”. Evidemment, la magie dans l’écriture d’une série est que je n’ai pas à leur dire au revoir pour très longtemps – elle réapparaîtra dans le prochain livre, La Sœur de l’ombre.

Merci beaucoup aux Lectrices Charleston et à Lucinda Riley pour ses réponses passionnantes ! Retrouvez plus d’informations sur La Soeur de la tempête.

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